Auteur : mary1991
École : École de la Seigneurie
Niveau scolaire : 2e cycle du secondaire
Groupe : Classe politique
Nombre de votes : 52
Niveau de la proposition : National
Catégorie de la proposition : Culture et éducation

Proposition :
Depuis plusieurs années, l’éducation est une valeur primordiale pour les Québécois. L’implantation de la réforme scolaire dans nos écoles a créée de nombreux questionnements et mécontentements. Cette problématique m’amène à me demander : « Que pourrait faire le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) pour améliorer le système d’éducation québécois ? » Je pense que la création de groupes plus forts ou plus faibles, selon le niveau des élèves, serait une bonne initiative, car cette solution permettrait de combattre le décrochage scolaire et le manque d’enseignants.
En premier lieu, je constate que le décrochage scolaire est assez important au Québec. Par exemple, selon la Table des partenaires pour la persévérance scolaire à Montréal, le pourcentage d’élèves qui ont laissé les études avant d’avoir obtenu un diplôme était de 23,9 %, pour l’ensemble du Québec, en 1999-2000. Pour l’année 2003-2004, ce taux a augmenté à 24,9 %. En ce sens, l’une des causes du décrochage est le retard scolaire. Un jeune subissant de nombreux échecs aura tendance à perdre la volonté de faire des efforts pour réussir. Donc, la création de groupes mieux adaptés à ses forces, avec des enseignants plus présents, aiderait ce jeune à vivre de petits succès scolaires et à conserver sa motivation. De même, les adolescents réussissant facilement dans leurs études ont parfois l’impression de perdre leur temps sur les bancs d’école. Des groupes forts, dans lesquels ils auraient plus d’autonomie, seraient mieux ajustés à leurs besoins. Par conséquent, j’affirme que la création de groupes adaptés au niveau des élèves aiderait grandement à combattre le décrochage scolaire.
Deuxièmement, il y a actuellement une pénurie d’enseignants dans les écoles primaires et secondaires du Québec. En effet, selon le MELS, quelque 10 000 enseignants prendront leur retraite dans les quinze prochaines années. Déjà, de nombreuses commissions scolaires manquent d’effectif. Ainsi, la création de groupes mieux adaptés aux besoins des élèves aiderait à renverser cette tendance. De fait, les jeunes ayant plus de facilité à l’école auraient beaucoup moins besoin d’encadrement. En leur laissant une certaine autonomie, cela permettrait aux enseignants d’être plus présents pour les élèves en difficulté. De plus, en ajoutant à ce système une politique de formation plus rapide, mais aussi complète, des futurs tuteurs de nos jeunes, la pénurie d’enseignants au Québec pourrait être contrée. Donc, créer des groupes de compétence, ajustés au niveau des élèves, aiderait à combattre le manque d’enseignants.
En résumé, le décrochage scolaire, causé très souvent par le retard scolaire ou le sentiment de perdre son temps en classe, est une réalité trop importante au Québec et il y a actuellement une pénurie d’enseignants dans nos écoles. Pour ces raisons, la création de groupes adaptés aux besoins des élèves serait une excellente décision. De plus, cette solution pourrait apporter une amélioration considérable à la réforme qui, on le sait, n’apporte pas les résultats escomptés et ne satisfait pas tous les acteurs impliqués dans son processus.